1959-1960 classe de quatrième
Jacques Gouttenoire (4°) Maurice Cernicchiaro (4°) Christiane Evain(3°) Michel Prospéri(3°) Gérard Corneloup(3°) Michelle Fargeat(3°) Pierre Orluc(4°) Jean Vosgien(3°) Monique Magnin(4°)
Marie-Claude Roche(4°) Micheline Crépin(3°) Claudette Portier(3°)Nicole Bancillon(4°) Christiane Marié(4°) Danielle Royer(4°) Gabriel Brissot(4°) Nicolle Rossetti(4°) Christiane Dalban Morénas(4°)
Jean-Jacques Carlini(4°) Maurice Lachal(4°) Eliane Papot(4°)Monique Sonnier(4°) Jean-Paul Duret(4°) Danielle Demilly(4°) Bernard Chevret(3°) Monique Bancillon(3°) Claude Mathieu(4°) Bernard Busseuil(4°)
Monsieur Mazenod professeur de français Madame Mazenod professeur d'anglais
19 élèves en quatrième, 11 en troisième.
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Ce fut une année scolaire de progrès où je devenais de plus en plus conscient et où j'appris beaucoup. Par contre, en français je stagnais voire même je régressais sauf en grammaire.
Sciences naturelles :
je pense que cette année là, nous étudiions les animaux et particulièrement leur classement succinct.
A un noël précédent, mes parents m'avaient offert deux beaux tomes de la collection in quarto de Larousse :"La vie des animaux".
Et très intéressé je les parcourrais pour parfaire ce que j'apprenais en cours. C'est ainsi que je fus capable de ranger chaque animal étudié dans son embranchement, sa classe, son ordre. Au cours d'une interrogation, je pus donner au delà de ce qu'on me demandait tous ces renseignements. Mon professeur, Monsieur Demilly en fut étonné.
Mathématiques : Je m'épris de cette matière. Les problèmes d'algèbre et de géométrie me séduisaient. En plus des exercices donnés à faire à la maison, j'essayais d'en résoudre d'autres que je trouvais dans le livre. Parfois, je ne trouvais pas la solution, mais je persistais et restais une ou deux heures à chercher en veillée écrivant, raturant, sur un cahier posé à côté de mon livre sur la table de la cuisine. Il m'arrivait que, fatigué, j'allais me coucher et que le lendemain matin à mon réveil, la solution s'offrait à moi avec une claire évidence. Après que le problème a été résolu, au prix de nombreux efforts, j'étais satisfait, content, heureux. Cela me motivait pour recommencer avec des exercices de plus en plus difficiles.
Histoire et géographie : Monsieur Foyatier, le directeur de l'école nous enseignait ces deux matières. L'histoire, il nous la racontait en déambulant dans les allées de la classe. Il nous captivait, c'était de l'histoire vivante qui se gravait facilement dans notre mémoire. Je n'apprenais que rarement mes leçons, mais j'obtenais néanmoins des notes plus que satisfaisantes.
J'aimais moins la géographie. Pour nous la faire entrer dans la tête, Monsieur Foyatier dessinais schématiquement au tableau, les fleuves, les montagnes de France ou autres pays, les mines de charbon, la production d'acier...
Il était content d'avoir fait acheté par la commune de beaux livres jamais vus avant, à la couverture plastifiée, au papier glacé, illustrés de belles photographies en couleurs.
Français : je ressentais que monsieur Mazenod notre professeur de français ne m'aimais pas. Je ne me souviens d'aucun de ses cours. Ils ne devaient certainement pas être intéressants. Il passait son temps à parler, campé contre le rebord de la fenêtre une main dans la poche de son pantalon. Il se grattait sans arrêt. On se demandait tous qu'elle en était la raison. J'émis l'hypothèse qu'il avait de l'eczéma mal placé.
Nous avions des bureaux individuels en bois coloré en noir. La tablette où on écrivait se soulevait jusqu'à la verticale et laissait apparaître un coffre dans lequel on pouvait ranger livres et cahiers. J'étais assez dissipé en classe malgré mes bons résultats. Parfois avec certains de mes camarades plus ou moins éloignés de ma place, nous échangions des plaisanteries à voix basse, des gestes équivoques, des regards complices qui me faisaient pouffer d'un rire contenu, silencieux. Je me cachais derrière ma tablette de bureau soulevée afin que le professeur ne se doute de rien quant à ma dissipation.